Les scénarios auquels le club n’a pas pensé…

Dans un souci de mettre les supporters au courant de toutes les possibilités offertes par le cheptel sur son avenir en Ligue des Champions, le site officiel s’est fendu d’un article détaillant 9 possibilités, pour la qualification, ou pas. Utile pour se mettre dans le bain, les mousquetaires déplorent quand même un certain coté limitatif de ces scénarios. Diantre, c’est la ligue des champions quand même, tout peut arriver !

Scénario « les reliques de la mort » : Au bord du gouffre depuis le départ de James Rodriguez, le cheptel va définitivement sombrer en Allemagne, humilié 6-0 par les Allemands en 50 minutes… Le retour en Principauté sera encore plus dramatique. Sous prétexte de vouloir évacuer la déception en rentrant en footing, Jérémy Toulalan va disparaitre peu après la frontière, au niveau de la Franche-Comté. Layvin Kurzawa, soit disant blessé mais en visite à Manchester City, sera pris dans la tourmente après avoir fait la fête avec John Terry, qui passait par là. Joao Moutinho, incapable de faire une passe vers l’avant sans perdre le ballon, demandera à Jorge Mendes son transfert dès que possible, se mettant en arrêt maladie d’ici là. Motif avancé par le médecin : dépression à cause de la vieille du Louis II qui passe son temps à l’insulter. Fin janvier, c’est l’équipe de CFA qui est alignée, le reste étant vendu, et bradé aux quatre coins de l’Europe, avec en pointe un Falcao dépité, renvoyé dans une valise en carton par un Manchester United irrité d’avoir été ainsi trompé sur la marchandise. Le club se sauvera de justesse, mais ne verra plus la ligue des champions avant 2030…

Scénario « Le loup de Moscou » : Une victoire, deux nuls, une défaite… Tel est le parcours du cheptel monégasque avant de se rendre à Leverkusen. Mais cela n’ira pas plus loin, car à une heure du coup d’envoi, la nouvelle tombe : Rybolovlev a définitivement retiré ses billes, il n’y a plus d’argent dans les caisses, ni pour les salaires, ni même pour payer l’hôtel après le match. Les joueurs vont donc évidemment boycotter la rencontre contre Leverkusen, puis ils vont tous profiter du retour en auto-stop pour s’éparpiller aux 4 coins de l’Europe. Pendant ce temps là, le Prince Albert, entre deux biberons, tentera un coup de poker : faire entrer le club à la Bourse de Moscou. C’est un fiasco, seule une petite entreprise de fabrication de stylo 4 couleurs russe (du rouge, du rouge, du rouge et du rouge) va acheter quelques actions, et par la force des choses, devenir propriétaire du club pour une bouchée de pain. Dès le mois de janvier, lors d’une session extraordinaire de la DNCG, le club est rétrogradé en FSGT. Mais pas pour bien longtemps, puisqu’après un seul match contre la Conque-Madeleine (0-0), le club de la Principauté voit un changement drastique dans son organisation. La petite société de stylo 4 couleurs était en fait une couverture pour Vladimir Poutine afin de récupérer le club monégasque, en faire une vitrine, et l’intégrer au championnat russe, ménageant quelques aménagements, dont un centre d’entrainement secondaire high-tech créé à cet effet juste à côté du Kremlin. Personne ne s’offusque chez les supporters monégasques, la moitié étant déjà ivre mort, faute aux doses massives de vodka offertes par le président russe pour fêter cela.

Scénario « Mes Corogne sont plus grosses que les tiennes » : Le matin du match à Leverkusen, Lenny, membre de la #TeamMousk, tombe sur l’ensemble de l’équipe allemande en train de faire ses courses à la Rathaus Gallery. Furax, il s’empresse de débusquer les joueurs du cheptel dans leur hôtel, et de leur faire part de la nouvelle. Transcendés par ce manque flagrant de reconnaissance, le cheptel s’imposera 8-3. Anthony Martial, à quelques jours de son anniversaire, s’offre un quadruplé dans le dernier quart d’heure, après l’ouverture du score de YFC, suivit par des buts de Moutinho, Toulalan et un magnifique lob de Kondogbia. Marchant sur l’eau, les Monégasques vont écarter le Zenith 15 jours plus tard, avant de faire tomber le Bayern de Munich dans un quart de finale qui restera dans toutes les mémoires… Malheureusement, le club de la Principauté chutera en finale contre le Chelsea de José Mourinho…

Scénario « Une fin de loup » : Alors que le match se déroulait tranquillement, un âpre et épique 0-0 sous une météo peu clémente, un drame va avoir lieu autour de la 25e minute. En effet, l’alerte incendie va être donné, forçant l’évacuation du Stade pour l’ensemble des spectateurs, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Au même moment, Berbatov et Spahic ont une explication des plus sérieuses suite à un tacle assassin de ce dernier. Profitant de la cohue générale, Spahic va se transformer en une sorte de loup-garou, et se jeter sur l’attaquant bulgare de l’AS Monaco, tous crocs dehors.
Ce dernier esquive la charge, avant de se transformer en aigle royal, et fondre sur le loup-garou. La bataille est âpre entre les deux bestiaux, rapidement rejoints par un troisième, Kießling s’étant lui-même transformé en demi-crocodile, sorte de monstre de cauchemar extrêmement dangereux. Mais le buteur bulgare n’est pas le premier venu, et après s’être fait pousser des cornes de taureau, il va empaler le demi-loup, avant de briser la mâchoire du demi-crocodile en deux en lui envoyant la barre transversale dessus, dans un coup d’une rare violence réalisé grâce à son aile droite, devenu une patte de gorille.
Suite à ce drame qui coutera la vie aux deux joueurs de Leverkusen, mais aussi à de nombreux spectateurs dans les tribunes, morts atrocement écrasés lors de la cohue, les deux clubs seront suspendus de toutes compétitions européennes à titre conservatoire, le temps que l’on retrouve tous les enregistrements de ce qui s’est réellement passé, tout ayant été mystérieusement effacés durant la nuit. L’UEFA va aussi lancer un grand appel auprès d’Interpol, pour retrouver Dimitar Berbatov, le buteur itinérant mystérieusement disparu après l’incident…
(PS : Pour comprendre toutes les subtilités de cette histoire, nous vous conseillons de lire les 4 opus de cette série franchement sympa qui peut faire un chouette cadeau pour Noel : Animae)

Scénario « La désolation de Vadim » : Alors que l’ASM est éliminée de la ligue des champions, après deux défaites contre Leverkusen puis le Zenith à domicile, Vadim, sous la pression populaire, cherche à recruter un latéral droit et un buteur pour pallier aux manques de son équipe, Rybolovlev lui signifie qu’il n’aura pas un rouble pour faire ces achats, faute au fair-play financier. Conscient de la difficulté de recruter sans argent, il va se mettre à creuser sous le rocher, une vieille rumeur lui ayant laissé entendre qu’il y aurait un vieux trésor enfoui là dessous. Il va trouver le trésor, mais pas que, puisqu’il va réveiller le dragon ancestral qui dormait là dessous. Pas de chance, il est du genre vindicatif, et assez revanchard des mages Monoïkos qui l’ont enfermé là, il y a fort fort longtemps. Il va tout bruler sur son passage. Le Louis 2, le Palais, le quartier de Monte-Carlo, rien ne va survivre au déferlement de haine et de feu de cet animal légendaire. Depuis lors, les légendes Turbiasques parlent des ruines de Monaco comme « la désolation de Vadim »… Le dragon quant à lui, dort à nouveau sur son trésor, et personne n’est plus venu le déranger…

Scénario « le réveil de la force » : Mi-temps à Leverkusen, Monaco perd 2-0, et semble bien mal engagée pour la suite de la compétition. Au sortir des vestiaires, c’est un Jardin drapé d’un peignoir chocolat qui apparaitra face caméra, avec l’air d’avoir pris 10 ans en un quart d’heure, le faciès vert et fatigué. Les joueurs monégasques rentrent avec le mort aux dents, et l’envie de renverser la vapeur rapidement.
Alors que l’arbitre, suite à un attentat de Fabinho, va donner un rouge mérité au latéral droit brésilien, Moutinho s’approche de l’homme au sifflet, et après avoir parlé et agité ses mains sous son nez, le convainc de retirer le carton, et le coup franc. Pire, sur l’action suivante, il donne un coup franc bien placé aux Monégasques. Alors que c’est Carrasco qui le tire, sa frappe s’envole très haut au-dessus du mur, et dans une trajectoire improbable, plongeante et tournante, redescend dans la lucarne, alors que le gardien allemand n’avait pas bougé.
Estomaqués, les joueurs de Leverkusen prendront un second but, suite à une nouvelle passe décisive de Moutinho pour Berbatov. À la dernière minute, c’est Raggi qui offrira la victoire aux Monégasques, sur un nouveau coup de pied arrêté à la trajectoire improbable, qui terminera miraculeusement sur son crâne, avant de tournoyer jusqu’au fond des filets.
À la fin du match, Jardim, toujours le visage aussi fermé, commentera : « Quand la force est avec nous, nous pouvons faire des choses incroyables… »

Scénario « c’est pas très troll » : Après un nul prometteur à Leverkusen, le cheptel monégasque se retrouve dos au mur face au Zenith de St Petersburg : gagner, se qualifier, ou mourir. Alors qu’à la mi-temps les joueurs de Léo Jardim mènent au score 2-0, tout ne va pas se passer comme prévu. À la 58e minute de jeu, un portail interdimensionnel va s’ouvrir en plein milieu du rond central, laissant passer un magicien particulièrement vindicatif, trois trolls, un chat avec une hache et un nain armé d’un marteau aussi gros que lui. Sans se rendre compte du lieu où ils se trouvaient, ces protagonistes vont continuer ce qu’ils étaient en train de faire : se battre les uns contre les autres. Ce cirque va durer 10 bonnes minutes avant que Joao Moutinho, capitaine de la formation monégasque après la non-titularisation de Toulalan et de Germain, aille s’interposer pour savoir de quoi il en retourne. S’il évite un éclair du mage de justesse, il prendra par contre le marteau du nain en plein dans la figure, son faciès d’apollon portugais se transformant dans la seconde en bouillie de sang, de cartilage et de dents. C’est à ce moment-là que le mage se rendra compte qu’ils se trouvent en plein milieu d’une enceinte sportive. Prenant probablement peur, il lancera un nouveau sortilège, qui ouvrira une autre porte interdimensionnelle, renvoyant les belligérants dans leur univers.
Malheureusement, l’arbitre va lui aussi être aspiré dans l’autremonde, laissant les joueurs sans officiel pour les diriger. Le lendemain, le couperet de l’UEFA va tomber, terrible : le club de la Principauté va être reconnu coupable de débordement sur le terrain, mais aussi d’enlèvement d’arbitre. Ils perdront ce match sur tapis vert, laissant les Russes en huitième de finale, et n’ayant plus que leurs yeux pour pleurer… Joao Moutinho sera déclaré en état de mort cérébrale trois heures après la fin du match.