[CDF-Monaco-Evian] Les trucs de la rencontre

Allez hop, une de plus ! Cela dit, nous laissons bien volontiers le choix du qualificatif du match à nos merveilleux lecteurs, entre « vaste purge », « maitrise tactique », « ennui mortel » ou « pas de plus vers la gloire », tout est envisageable quand il s’agit de l’évolution du cheptel depuis deux mois maintenant. Face à nous, toutes les équipes déjouent. Que ce soit le Zenith, l’OM, Guingamp, Nantes, ou cette fois-ci Evian, les types en face n’ont que très rarement inquiété le portier monégasque. Et comme notre attaque a tendance à beaucoup tricoter et à peu tirer s’ensuit un débat tactique de haute volée, où le cheptel sort vainqueur par un but rarement académique, mais souvent diablement efficace. Pourvu que ça dure !

Les hommes du match :

Lucas Ocampos : S’il y a un jeune qui tarde à exploser, c’est bien lui. Toujours incapable de faire le bon choix balle au pied, s’engluant dans des suites de dribbles mécaniques et répétitifs, il garde le nez dans le guidon et oublie que le foot se joue à onze. Heureusement pour lui, il possède du flair, et un certain sens du but (ou alors il a un bol monstrueusement carabiné) qui fait qu’il se trouve toujours placé au bon endroit au bon moment. St-Etienne l’an dernier, Leverkusen ou Benfica en novembre, ou bien encore là face à Evian, il s’arrange toujours pour se retrouver dans une situation où il n’a plus qu’à pousser la gonfle au fond des filets vide. S’il s’est méchamment mangé face à Benfica, sur les autres matchs, il fut décisif à souhait.

Andréa Raggi : On le répète, mais Andrea Raggi est aux années 2010 ce que Diego Perez était aux années 2000, et Claude Puel aux années 90 : le type dont on n’attendait rien au départ, qui compense une technique moyenne sans plus par un cœur énorme, qui mouille le maillot plus que tous ses coéquipiers réunis, et qui est capable de se sortir les tripes, et tout l’intestin grêle pour aller contrer un ballon. Il l’a encore démontré face à Evian, et il le fera encore et encore jusqu’à la fin de saison. Qu’importe où il sera placé sur le terrain, et qui seront les joueurs qui évolueront avec lui.

Anthony Martial : On a attendu un petit peu avant de signaler, mais il semblerait que le petit Martial a changé. Dans l’attitude, c’est une certitude. On pensait à un coup de bluff passager, histoire de, mais force est de constater que cela fait un mois qu’il a changé de braquet, et comme par hasard, il vient de marquer deux buts en deux semaines. Certes, le premier ma grand-mère aurait pu le mettre, pour peu que son déambulateur à roulette soit homologué par les « fly-fucker » de la LFP. Mais quand bien même, il se bat. Avant, il trainait son spleen, aujourd’hui, il s’arrache pour conserver le ballon, et au moins le rendre propre. Il tente des choses, il joue collectif. Il a une marge de progression encore énorme, et pour l’instant il est aussi peu utile que ne l’était Juan Pablo Pino en son temps, mais lui au moins, il semble avoir enclenché la deuxième vitesse, et avance dans le bon sens…

L’image du jour :

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Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • Attaque de l2, milieu ligue des champions, défense expérimentée : L’amalgame monégasque !
  • Merde le match est à huis clos…
  • Mi-temps. C’est nul. Et on va gagner. Ça me soûle je comprends rien à cette équipe
  • La nuit, je rêve de croiser Yannick Ferreira-Carrasco avec une tondeuse à la main. Et de courir plus vite que lui…
  • Plus le temps passe, moins je sais si Jardim est un génie ou un charlatan. Mais on gagne, c’est déjà ça.

Merci à  @Necroute@DadouOSM12@Jipay15@petitphilippe pour leurs réflexions avisées.

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • Monaco-H2O : 2-O
  • 17h00, l’heure des braqueurs
  • En attendant le champagne, de l’eau pour la coupe
  • Belle répétition pour la Gambardella
  • Les pétards n’étaient pas mouillés