[Guingamp-Monaco] Les trucs de la rencontre

Après le match contre Bastia, d’aucuns s’accordaient à penser que le match contre Guingamp sonnerait le glas de notre invisibilité, avec en mémoire la douloureuse élimination en demi-finale de coupe de France contre ces irréductibles Bretons qui ne nous veulent pas que du bien. En gros, cette rencontre puait la merde, et elle a tenu toutes ses promesses. Le cheptel est retombé dans ses travers d’automne, avec une possession stérile, des occasions faisant briller le gardien adverse, des joueurs s’entêtant à vouloir faire basculer le match tout seul… Le tout saupoudré par un arbitre rapidement dépassé par les évènements, et qui n’assumant pas le rouge rapidement distribué, a compensé pendant une heure, ne sifflant quasiment plus rien en faveur des Monégasques, malgré des actes d’antijeu manifeste de la part des paysans bretons.

Les hommes du match :

Kondogbia : Certains thérociens du complot n’ont pas manqué de souligner que son retour coïncide avec le retour de la défaite. Si cette histoire s’avère vraie, elle sortirait totalement du cadre du football, pour rentrer dans un aspect plus spectral, voire maléfique. Car sur le simple plan du ballon, King Geoffrey n’a rien à se reprocher quant à sa partition en Bretagne. Positionné au milieu aux côtés de Toulalan, il aéré le jeu tant qu’il a pu, confronté au bloc adverse de plus en plus bas au fil des minutes, mais a aussi fait parler sa puissance dans un registre qui nous manque cruellement depuis la blessure de Bakayoko.

Ferreira-Carrasco : S’il nous a écoutés en changeant de registre capillaire pour cette rencontre, dégageant sa vision de l’immonde frange oscillante qu’il avait les précédentes rencontres, il n’en reste pas moins que sa coiffure est toujours à l’image des prestations du cheptel : tirées vers l’arrière, avec une petite crotte qui dépasse en forme de chignon. Principal dynamiteur de la défense adverse, il a étalé en une rencontre tout ce qu’il est capable d’apporter, ou pas, à son équipe. Capable de se créer tout seul des occasions de buts, poussant le gardien adverse à des arrêts réflexes inopinés, il a aussi été très utile par ses coups de pieds arrêtés souvent bien tirés. Mais il a aussi poussé le vice jusqu’à saborder parfois les actions qu’il se créait lui même, par des choix douteux, dribblant au lieu de passer, ou ne passant qu’en dernier recours après une série de dribble la tête rentrée dans les épaules.

Lucky « Buquet » Luke : Honneur à celui qui a fait basculer le match dans le n’importe quoi. Si le carton pour Diallo n’est pas contestable dans les faits (pour mémoire, Wallace prend un rouge direct pour un geste similaire, à savoir un air-tacle pas dangereux dans les faits, mais pouvant aboutir à de l’os cassé s’il avait touché le joueur), il n’en reste pas moins que l’attitude de l’arbitre est par contre très contestable par la suite. Jouant à fond la compensation, il va fermer les yeux sur la foultitude de petites fautes commises par les Guingampais, qui ne vont pas s’en priver pour casser le jeu, quitte à verser dans l’engagement excessif, la cheville de Kurzawa, fauché en pleine surface en toute impunité, pourra en témoigner. Si la défaite du cheptel n’est pas à mettre sur le dos de l’arbitre, il n’en reste pas moins que la moyennitude générale, et l’apitoiement caractérisé pour les petits n’a pas vraiment aidé les joueurs de Jardim à développer un tant soit peu de jeu pour espérer l’emporter.

L’image de la rencontre :

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Le chiffre qui veut tout et rien dire :

30 : C’est le nombre de centres effectués par le cheptel au court de la rencontre contre Guingamp, selon les stats d’Opta. Selon les joueurs, il n’y en a eu que 4. Selon les supporters, nous en étions à 286, et un petit dichette selon Jardim. Au final, 20 % seulement ont trouvé preneur, soit juste 6, et de mémoire, pas un seul n’a débouché sur un tir cadré, voir même dangereux. Quand on a une équipe qui prône le jeu sur les ailes, et qui arrive à déborder autant de fois l’adversaire, n’avoir personne à la réception des centres, ça peut vite devenir problématique non ?

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • Les Guingampais se plaignent de la supériorité numérique des Monégasques sur le match. Qu’ils jouent toute la saison avec Nabil Dirar, et ils verront ce que ça fait !
  • Carvalho blessé, Moutinho blessé, Bakayoko blessé, Wallace bientôt suspendu, Raggi blessé… Il va être long le mois de février…
  • Un tir cadré pour Guingamp, un but… Subasic est revenu à ses standards…
  • Ce qui est bien avec Fabinho, c’est qu’il est constant dans l’effort. Quand il lâche son joueur, il ne fait pas semblant. Et à chaque fois, ça nous coute un but…

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • La Bretagne, ça nous gagne
  • Remets donc un p’tit coup de rouge, avant que ça compense…
  • Diallo et les palôts partent à vau-l’eau
  • De la potion magique, par le fondement.