[Monaco-PSG] Les trucs de la rencontre

Un point est un point. Une cleansheet est une cleansheet. Au lendemain de la Ligue des champions contre le champion en titre au budget surdimensionné, on peut même parler d’un bon point de pris, surtout que l’on grappille un peu sur nos concurrents directs au classement, Lyon et Marseille. Tout autre commentaire n’est que fioriture, y compris quand ils viennent de la langue difforme du nodocéphale CanalPlusien au palmarès footballistiquement plat, ersatz de joueur qui à l’époque se plaignait régulièrement du traitement journalistique à son égard. Il s’est ennuyé, tant mieux. Rappelons à toutes fins utiles que la presse a crié au génie quand Mourinho a gagné la ligue des champions avec l’Inter de Milan, avec une tactique rendant hommage à Fort Alamo. Et puis au final, on ne retiendra qu’une chose : si tant d’équipes déjouent face à l’AS Monaco cette saison, ce n’est pas le fruit du hasard.

Les hommes du match :

Wallace : Probablement son meilleur match sous le maillot monégasque. Si on n’a pas vu Cavani, c’est aussi parce que le groot brésilien a mis les mains dans le cambouis pour que la star Urugayenne ne voie pas le jour. Résultat des courses, le danger est venu des ailes côté Parisien, mais jamais dans l’axe, car notre brésilien veillait au grain. 4 matchs sans lui vont nous paraitre bien longs…

Jérémy Toulalan : L’autre grand bonhomme de ce match est le comparse de Groot dans l’axe de la défense. Là où le brésilien se taillait la part du lion avec son physique et ses courses, Toulalan a sécurisé la défense en jouant dans un tout autre registre, celui de l’anticipation. Tout en intelligence et en sobriété, il a lui aussi contribué à sécuriser une nouvelle cleansheet, et à faire déjouer l’ogre parisien.

Valère Germain : Le match face à Paris a confirmé un état de fait que nous avons déjà remarqué depuis le début de l’année : Valère Germain est au bout du bout dans la hiérarchie des attaquants du cheptel. De le voir s’entrainer avec un gros nuage de spleen sur la truffe nous a fendu le coeur, tant nous savions comme lui que cet échauffement était en vain. S’il y avait un attaquant à changer, Berbatov puis Mattheus sont prioritaires. Que faire désormais quand on a été capitaine du club champion de Ligue 2, et qu’on a sorti une seconde partie de saison fort convaincante l’an dernier ? S’accrocher et espérer ? Ou attendre le mercato et filer à Lorient ou à l’anglaise ?

Le chiffre qui veut tout et rien dire :

5 : C’est le coût d’achat de la défense monégasque (en million d’Euros) ce soir face à Paris. Touré et Kurzawa sont des produits de la formation monégasque, Toulalan est venu pour 5 patates, et Wallace n’est que prêté. Pour info, le seul Tiago Silva en face a couté la bagatelle de 50 millions.

La bulle du match :

Le match, vu par le Nain de Jardim : 

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • C’est officiel, Bernardo Silva est définitivement bien plus à l’aise dans l’axe du terrain que sur l’aile. Il déborde rarement, ne centre jamais, et repique toujours dans l’axe.
  • Dugarry est anti-PSG ou Anti-Monaco dans ses commentaires ? Ou bien serait-il anti-tout-ce-qu’il-n’a-jamais-été, tout simplement ?
  • La ligue 1 est donc un championnat tellement pourri que personne n’en veut le titre.
  • Si Dugarry crache autant sur Monaco, c’est la défiscalisation monégasque n’était probablement pas suffisante par rapport à la Suisse.
  • Un seul but encaissé lors des 10 derniers matchs de championnat. En fait, la défense de l’équipe B de Monaco est aussi bonne que sa défense titulaire.

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • Paris ne sait plus battre Monaco
  • Quand Dugarry jaune
  • Quand Dugachi mou
  • Ne pas perdre, est-ce gagner un peu ?

Les photos de la rencontre :