[Evian-Monaco] Les trucs de la rencontre

Normalement, un club normal qui vise les hautes sphères valide une victoire à domicile par un nul (ou une victoire) à l’extérieur. Mais à Monaco, on est  et on valide un nul à domicile (et une défaite en coupe à l’extérieur), par une victoire à l’extérieur. Meilleure défense du championnat (2 buts encaissés lors des 12 derniers matchs), meilleure équipe à l’extérieure, le cheptel a donc confirmé les choix de Jardim lors de la double confrontation face au PSG, au lendemain de la victoire à Londres. 4 points pris sur 6, et toujours en course pour les deux plus prestigieuse des compétitions, le championnat et la LDC, les choix du technicien portugais sont ce qu’ils sont, mais n’empêche, son bateau tient sacrément bien la route !

Les hommes du match :

Martial : Probablement son meilleur match sous le maillot monégasque. Encore. Ça fait un mois que l’on chante ce gimmick, mais force est de constater qu’Anthony Martial arrive enfin à imposer sa loi. Précieux à Arsenal, combatif face à Paris, il a cette fois-ci été brillant face à Evian. Certes, en face, ce n’était pas une défense des plus solides, mais n’empêche. C’est lui qui débloque la rencontre d’un but qui ne doit rien à personne, et il aurait pu doubler la mise peu après le but de Berbatov. Ses dribbles sont tranchants, et ses appels déroutent bien souvent l’adversaire. Quand on voit sa progression depuis le début de l’année, on comprend pourquoi il est resté cet été, et pourquoi c’est Ocampos qui a été mis sur le siège éjectable.

Touré : Le petit bonhomme qui monte, c’est lui. Déjà buteur pour sa première apparition en Coupe de France face à Rennes, auteur d’un immense match face à Arsenal, il a à nouveau été très précieux ce soir, plantant ce troisième but qui nous a permis de savourer la fin de la rencontre, même après la réduction du score savoyarde. Si l’opposition n’a pas été des plus virulente, il s’est chargé de d’abord éteindre Wass, avant de monter dès que possible, combinant avec le virevoltant Bernardo Silva devant lui. S’il a l’intelligence de franchir les étapes les unes après les autres, il va devenir grand ce petit !

Kurzawa : Certes, le but qu’on prend est un peu de sa faute, puisqu’il est dépassé par l’attaquant adverse. Mais bon, pour un défenseur, c’est très compliqué à gérer, car quand tu cours à bloc comme ça face à tes propres buts, le moindre ballon qui arrive peut se transformer en contre son camp. Le reste du temps, nous avons retrouvé le Kurzawa qui a été sélectionné en équipe de France A à l’automne, celui qui est plein de panache, et qui joue libéré, délivré. Il a n’a pas ménagé sa peine sur son côté, plaçant même une bonne tête sur un corner de Moutinho. Il a aussi la lucidité de s’effacer pour laisser le champ libre à Touré sur le second. Il revient en forme, et au bon moment !

Le chiffre qui veut tout et rien dire :

1-3 : C’est le score donc de la victoire de notre cheptel en terres savoyardes. Mais c’est aussi le score de la victoire des Monégasques en terres londoniennes contre l’ogre canonnier. Pouvons-nous donc dire à ce titre qu’Arsenal = Evian ?

La bulle du match : 

 Le match, vu par le Nain de Jardim :

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • YFC out pour blessure, son remplaçant pas encore entré sur le terrain, c’est donc réduit à 10 que l’ASM a ouvert le score. Après Lens, Nice et chaque victoire avec Nabil Dirar, ça va finir par se voir !
  • Après la récupération puis gros dribble pour éliminer le joueur de Moutinho, Berbatov s’est dit qu’il devait faire mieux, alors il a éliminé un défenseur, puis le gardien, puis a marqué un but… EN MARCHANT ! La classe !
  • Ah, Dupraz pleure auprès de l’arbitre…
  • Donc on est bien d’accord, Touré a plus marqué de but en 5 matchs à 18 ans, que MBokani, Vargas, Gudjonhsen, Feindouno et Adu cumulé !

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • Evian prend l’eau
  • Dupraz les couilles
  • Une fessée avant la journée de la femme
  • Etvlan !