[Monaco-Bastia] Les trucs de la rencontre

Quelle est la meilleure façon de préparer un match de ligue des champions ? Gagner sans se fatiguer contre un adversaire en mode plot, ou se faire les dents contre un adversaire du même calibre de celui que l’on va rencontrer au milieu de la semaine ? Il est évident que pour la confiance, l’option 1 est privilégiée. Mais en matière de football et de certitudes par contre, il faudra repasser. Notre jeu était-il si fort que ça pour avoir éteint autant le SC Bastia ? Ou bien l’adversaire était-il trop handicapé par les blessures et les expulsions pour pouvoir proposer autre chose de mieux ? Il y a probablement un peu des deux, alors ne boudons pas notre plaisir devant ce match plein et entier de notre cheptel de cœur, et continuons à rêver d’une remontée fantastique qui nous enverrait tutoyer l’étoile l’an prochain à nouveau.

Les hommes du match :

Martial : Probablement son meilleur match sous le maillot monégasque. Encore, oui, encore. Ça fait un mois que l’on chante ce gimmick, mais force est de constater qu’Anthony Martial arrive enfin à étaler tout son art. Précieux à Arsenal, combatif face à Paris, brillant face à Evian, il a cette fois été décisif, marquant au cœur du premier temps fort du cheptel, et une seconde fois dès le retour des vestiaires afin de couper toute tentative d’espoir de retour des Bastiais. Il s’est aussi procuré deux autres grosses occasions, et n’a pas manqué de concasser la défense adverse de ses dribbles incisifs de plus en plus efficaces.

Matheus : Nous l’avons vilipendé dans tous les sens après ses premières sorties nullissimes. La preuve :

Et du coup, on est plutôt content de s’être planté. Sa première mi-temps a balayé la plupart des doutes que nous avions. Des mouvements intéressants, qui ont dérouté l’adversaire, et parfois ses propres coéquipiers (son effacement sur un centre de Kurzawa a mis Martial en position idéale, sauf que ne s’y attendant pas, il a foiré son contrôle et la suite), une énorme occasion sortie sur la ligne, un pénalty provoqué. Le tout évidemment avant son but, et sa passe décisive pour Martial. Un peu en retrait par la suite, peut être dérouté par les différents changements de système offensif opéré par Jardim suite aux changements.

Dirar : Son meilleur match depuis… Difficile à dire. Son dernier geste intéressant remonte à son centre sur le but d’Ocampos à Leverkusen. Mais là, il a été déroutant. À croire qu’un autre joueur avait enfilé sa tunique contre Bastia. Des dribbles qui passent enfin (avec parfois une tendance à porter la gonfle un peu trop), deux passes décisives, des débordements, des centres… Bref le Nabil Dirar qu’on nous a vendu à son arrivée est enfin arrivé. Attention quand même, ce n’était qu’une équipe niveau L2 qui évoluait à 10 hier, cela demande donc confirmation.

Le chiffre qui veut tout et rien dire :

15 : C’est le nombre de clean-sheet du cheptel cette saison. Soit une de moins que le leader de ce classement européen, le Bayern Munich, et un de plus qu’un top duo composé du Barça et de la Juve. Ah, et il y a aussi St Étienne dans le lot, mais eux ils jouent avec Stéphane Ruffier, donc ils trichent un peu.

La bulle du match : Le match, vu par l’Agent SSP 98 :

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • Tournante à Louis II : Laly qui se fait ramoner par le kop Munegu et par le kop bastiais en 10 minutes…
  • Matheus ? Ben dans la surface pour marquer le butch (à lire avec l’accent)
  • Moutinho prend donc la tête du classement des hockey pass, soit les avant-dernières passes décisives.
  • À noter la libération du petit Nabil Dirar, après 2 ans de captivité chez les FARQ, son cousin du bled rentrant par la même au pays
  • Donc Kurzawa, après s’être fait découper en deux, doit aussi expliquer à Modesto pourquoi il a mal…
  • Fabinho, c’est le brésilien par excellence. Super propre dans ses relances 90 % du temps, il pète parfois une rondelle et te sort un ballon dégueulasse directement à l’adversaire.
  • Germain acclamé à sa rentrée. Pas sûr que ça change grand-chose dans la tête de Jardim, mais ça fait chaud au cœur.
  • Arsenal, Evian, Bastia… On est toujours aussi costaud derrière, mais en plus devant, on plante désormais… Le chasseur rouge et blanc est en marche !

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • Ça se corse pour Bastia
  • Dugarry ne comprend pas
  • Martial impose à nouveau sa loi