[Monaco-Arsenal] Les trucs de la rencontre

Le bonheur dans la douleur. La jouissance dans la souffrance. La crispation avant l’éjaculation. Non, nous ne parlons pas du dernier film « 50 nuances du Grey » ou du bouquin dont il est dérivé. Mais bel et bien du match Monaco-Arsenal, de cette rencontre épique qui nous a pris les tripes pendant 90 minutes (selon l’arbitre) ou 350 minutes (selon les supporters en tribunes). Une qualification made in Jardim, le ticket du pragmatisme, de la réussite, du courage et de l’abnégation. Et qu’importe les jalouseries des fesse-mathieux, des prônes-misères et autres Jean Foutre de la presse française. Monaco est en quart de finale de la ligue des champions. Lille, Marseille, ou Montpellier les dernières saisons ne peuvent pas vraiment en dire autant…

Les hommes du match :

Subasic : Un premier but encaissé faute d’un manque de bol et d’un rebond sur la truffe de Giroud. Un second qui voit Ramsey le fusiller dans les six mètres après un cadeau de Kurzawa. Et puis plus rien, une baraqua de tous les diables, une réussite de tous les instants, des frappes adverses à côté, des frappes adverses cadrées, mais contrées par une guibole d’Abdenour ou un mollet de Wallace, des sorties bien senties pour faire respirer tout le monde aux moments chauds. Et au-dessus de cela, deux arrêts décisifs, dont un miracle à la dernière seconde sur un nouveau coup de canon dans ses six mètres. Suba, jadis conspué, toujours critiqué sur ses défauts, est de plus en plus grand.

Abdenour-Wallace : impossible de les dissocier tant ils ont donné dans un registre similaire : le don de soi, le sacrifice ultime pour protéger les cages, l’abnégation élevée au rang d’art majeur. Un pied à mettre, une tête à place, un corps à mettre en opposition, ils ne se sont jamais posé de question, et y sont allés, sans réfléchir, ne cherchant qu’une seule chose : être efficaces pour repousser le danger. Pas besoin de leur dire de relancer proprement, de chercher à monter sur corner ou de jouer rapidement les coups. Ce n’était pas leur job ce soir. Ils n’avaient qu’une chose à faire : maintenir le plus de distance possible entre les cages de Subasic et le ballon. Et au prix d’une débauche incroyable d’énergie, ils sont arrivés.

Léonardo Jardim : On se gausse, on se moque, on vilipende, on fustige. Il s’en contrefout comme de sa première perruque. Une seule chose compte pour lui : le résultat. La manière d’y arriver, c’est pour les poètes, les esthètes, ou les pisse-froid. Pragmatique au possible, il met tout en œuvre pour atteindre ses objectifs. Y compris si pour cela il faut sortir le fouet et les chaines. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ai l’ivresse !

Le parfait résumé de la partie :

L’image de la rencontre :

Le chiffre qui veut tout et rien dire :

45 : C’est en minutes le temps qu’ont duré les 300 secondes du temps additionnel. Lors de ce long calvaire footballistique, on a recensé 14 arrêts cardiaques (dont 3 pour le même pauvre gars avec une veste rouge en tribune honneur), 157 crises de nerfs, 18 claquages de mollet, trois hématomes, une luxation de la gorge, et 250 000 coups de sifflet fictifs.

Le match, selon le Nain de Jardim :

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • Pas serein, pas serein, pas serein, pas serein…
  • Si on prend un but dans le premier quart d’heure, on est mal.
  • On n’a pas pris de but dans le premier quart d’heure, mais on est mal quand même.
  • Après un contre favorable et un ballon pris en pleine poire, Giroud marque son premier but en Ligue des champions cette saison.
  • Martial qui redescend jusqu’à ses 30 mètres. La dernière fois que j’ai vu ça, c’était lors d’un Barça-Inter avec Eto’o arrière droit, et le match le plus dégueulasse de l’histoire de la LDC.
  • Après une offrande de Kurzawa, Ramsey marque le second but, et offre un quart en enfer aux Monégasques.
  • On a souffert. On a plié. On a pris deux buts. Subasic a sorti un arrêt de malade, et le pied d’Abdenour dévie miraculeusement un but tout fait.
  • Ce soir, c’était 50 nuances de Jardim : un premier round à s’observer le cul, puis de la douleur, une pause, des explications, de la douleur, beaucoup de douleur, et une putain de jouissance à la fin.

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • Monaco, bourré au panache
  • Kurzawa plus très bien là.
  • Kurzawa, Digne de l’équipe de France ?
  • Monaco arséne une nouvelle élimination à Wenger
  • Giroud, Ramsey, et panique en huitième.

 Les photos du match :