[Reims-Monaco] Les trucs de la rencontre

Mais où s’arrêteront-ils ? Telle est la question des observateurs un tant soit peu avisés au moment d’analyser les dernières sorties du cheptel monégasques en championnat. Certes, les prônes misère de Canal Plus pourraient répondre pas un « je ne comprends pas » de circonstance, ou Luis Fernandez évoquer la disposition tactique des meubles de son salon, il n’empêche que les faits sont là. Le cheptel est la meilleure équipe de la phase retour, et avec la jeunesse de son effectif, et la marge de progression qu’elle a devant elle, ne semble avoir que le ciel comme seule limite…

Les hommes du match :

Moutinho : Et le Lusitanien prit son envol… Lui qui semblait ne vouloir briller que lors de la très rutilante ligue des champions fait taire bien des bouches ces derniers temps par des performances au-dessus du lot. Très au-dessus du lot. Implacable maitre à jouer, roi du toucher de balle, empereur de l’avant-dernière passe, il a contre Reims une nouvelle fois fait étalage de toute sa classe. Un exter du pied magique va envoyer Fabinho au premier but. Une savante déviation de la tête propulsera Martial pour le second. N’en jetez plus, le Portugais arrive à point juste à temps. Et lui comme les autres semble en avoir encore sous la semelle…

Martial : Serait-ce là son meilleur match de la saison ? Encore, et encore, et encore, et encore ? Chez les mousquetaires, nous en arrivons à radoter quand il s’agit du cas Anthony Martial, et pourtant, le concert de louanges dont il fait preuve actuellement, nous l’avons vu venir de loin. Remember ce que l’on écrivait sur lui à l’époque, c’était fin janvier : Avant, il trainait son spleen, aujourd’hui, il s’arrache pour conserver le ballon, et au moins le rendre propre. Il tente des choses, il joue collectif. Il a une marge de progression encore énorme, et pour l’instant il est aussi peu utile que ne l’était Juan Pablo Pino en son temps, mais lui au moins, il semble avoir enclenché la deuxième vitesse, et avance dans le bon sens… Alors oui, contre Reims il a péché par égoïsme, et vendange deux grosses occasions où la solution collective pouvait mener plus surement aux filets. Mais son but, le quatrième en trois rencontres, est un bijou du genre, et montre bien qu’il a pris confiance en lui, et qu’il a clairement passé la seconde. Et dire qu’il lui reste encore tout le levier de vitesse avant d’atteindre sa pleine vitesse…

Dirar : Seconde nomination en deux matchs de championnat, qu’est-il donc arrivé à Nunul Dirar, l’homme fantôme du début/milieu de saison ? Passeur face à Bastia, il s’est mué en buteur sorti de nulle part contre Reims. Alors que les champomistes venaient de reprendre espoir après une offrande de Fabinho, il va profiter du air-marquage de la défense adverse pour donner à nouveau deux buts d’écart, et offrir une fin de rencontre plus sereine au cheptel. Une question nous taraude cependant, et elle n’a rien à voir avec sa célébration du but digne des plus beaux hommages à nos amis jardiniers : combien de temps cela va-t-il durer ? Est-ce une embellie passagère, ou est-ce que le maroco-belge a enfin franchi un palier ?

Le chiffre qui veut tout et rien dire :

9 : ou 3 x 3. Non, ce n’est pas le diminutif d’un tournoi de street-basket, mais la « perf » des Monégasques sur les trois derniers matchs de championnat. Trois rencontres d’affilées avec trois buts au compte (Evian, Bastia, Reims), cette performance n’était plus arrivée depuis août 1999. À l’époque, on avait fini champion, avec une attaque Giuly-Gallardo-Simone-Trezeguet… Paye ta référence !

La bulle du match :     

Le match, vu par le nain de jardim :

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • On est d’accord : le but de Fabinho au bout de 5 minutes, c’est la faute de l’éclipse.
  • C’est une évidence : il y a 6 mois, ce lob de Martial ne finissait pas dans les cages, mais soit en tribune, soit sur le gardien.
  • Je préférais quand on l’appelait Ferreira-Carasco, car depuis qu’on lui a enlevé la moitié de son nom, la moitié de son talent aussi… (@DadouOSM12)
  • Une relance à l’adversaire, un air-marquage… Le but de Reims, il est estampillé 100% Fabinho.
  • Dirar est tellement peu dangereux depuis un an que les adversaires ne daignent même pas aller au marquage dessus…
  • Avec leur connerie de gagner tous les matchs, tu vas voir qu’on va finir champion… (@petitphilippe)

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • Du champagne et de la piquette
  • Vers l’infini et au-delà ?
  • Ces jeunes qui poussent