[Monaco-Toulouse] Les trucs de la rencontre

Enfin ! Alors que les adversaires directs du cheptel multipliaient les faux pas, la bande de Jardim n’était pas foutue de gagner à domicile, laissant leurs concurrents des raisons d’espérer. Mais comme ces derniers ne semblent pas vraiment enclins à se saisir de la 3e place et de l’éreintant double tour qualificatif pour la Ligue des Champions, ils continuent à se vautrer, et finalement, sur un malentendu, on finit par avoir 5 points d’avance sur la meute… Avec seulement 9 points encore à prendre…

Les hommes du match :

Bernardo Silva : Dans son article, Robert Pierralini de Planète ASM compare à juste titre Bernardo Silva à un mousquetaire. Pour sa dégaine, c’est logique. Pour son panache, s’en devient une évidence. Évidemment, nous validons des deux mains la comparaison, tant le petit meneur portugais nous enthousiasme à chacune de ses sorties. Sobre, efficace, précis, classieux, il a apporté une couche que l’on ne soupçonnait pas, à savoir qu’il est redoutable dans la surface, comme en attestent ses 8 buts, alors qu’il n’était pas titulaire pendant une bonne moitié de la saison.

Léonardo Jardim : En fait, vu le pauvre match (6 tirs, 4 buts…), nous n’avions pas grand monde à saluer, sans tomber dans la redondance pro-Martial, ou capilotractée contre Carrasco ou Dirar. Mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, la liste des 4 meilleurs entraineurs de France selon l’UNFP vient d’être dévoilée, et ni lui ni Bielsa n’ont été retenus. Outre l’émoi global assez logique de cette non-sélection, chez les mousquetaires, nous ne nous en offusquons pas plus que ça. D’une part, l’UNFP a probablement autant d’utilité et de valeur qu’un troupeau de castors en ruth, et encore, les castors eux au moins ils savent faire des barrages. Et puis secondo, au moins, notre technicien lusitanien ne subira pas l’affront de monter à Paris pour voir gagner un apôtre du minimalisme et du tacle aux gencives, genre René Girard.

Valère Germain : Le coup de cœur, ni plus ni moins. Déjà, de revoir jouer Valère Germain en rouge et blanc est du genre fort sympathique, même si c’est pour les 3 ultimes minutes d’un garbage time qui durait pourtant depuis déjà un bon quart d’heure face à un adversaire faible et résigné. Mais durant ces trois minutes, il a montré pourquoi nous le portions si haut dans notre cœur. Pour son abnégation, pour son professionnalisme, pour le fait que même si ce n’est que durant 3 minutes, il a tout donné. Provoquant, défendant, puis profitant d’un merveilleux ballon de Moutinho pour s’en aller marquer sur son seul véritable ballon exploitable. Renvoyons Mattheus au pays, vendons Ocampos au premier pigeon Anglais qui passe, enterrons Alain Traoré avec de l’engrais made in Guy Roux. Pas besoin de ces joueurs roi de l’esbroufe, nous, tout ce que nous voulons, c’est voir Valère Germain mouiller le maillot et rendre service tant qu’il pourra.

Le chiffre qui veut tout et rien dire :

2 : C’est le nombre de ballons joués par Valère Germain durant la rencontre. Sur le premier, il provoque un coup franc après un dribble plutôt bien senti. Sur le second, son appel croisé (un modèle du genre) prend à défaut la défense, et Moutinho lui sert le caviar pour planter le 4e pion du cheptel, et son premier en 2015.

La bulle du match :


Le match, vu par le nain de jardim :

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • En fait, pour que Monaco marque sur corner, il faut qu’ils soient tirés à la Remoise…
  • Partir à l’abordage sur un corner, en laissant Carvalho seul en défense, ils ont pris les Toulousains pour une équipe de FSGT ou quoi ?
  • Martial qui s’emmêle les crayons dans un défenseur pour obtenir le pénalty… On sent les vieux restes de la Aulas Academy dans ce geste…
  • Bref, deux buts sur un malentendu, un but débile encaissé, un arbitrage en dessous de tout… Mi-temps !
  • Bonjour, vous venez de basculer dans une dimension parallèle… Après un pénalty accordé à l’ASM, voici venu le but de Moutinho de la tête sur un centre de Raggi…
  • Le gardien de Toulouse songe désormais sérieusement à arrêter sa carrière… « Il ne manque plus qu’un but de Traoré, et je rentre au pays… »
  • Double carton rouge, dont un pour Dirar pour… On ne sait pas trop en fait, l’arbitre lui a probablement reproché de simuler encore plus mal que sa femme.
  • But de Valère Germain…

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • Et à l’a fin de l’envoi, Valère fait mouche !
  • 3 minutes pour montrer sa Valère
  • Et de 4 qui font 5 !

Les photos de la rencontre