[Lorient-Monaco] Les trucs de la rencontre

Ouf ! Tel est le mot qui nous est venu à l’esprit au moment du coup de sifflet final. Ouf, parce que le scénario de la rencontre ressemblait vraiment aux mauvais films dont nous avons coutume en tant que supporters du cheptel. En une rencontre, nous avons vu défiler l’intégralité de la saison : une tension palpable d’entrée de jeu, un but bien construit, mais à la finition aléatoire, un arbitre à la frileuse, mais si habituelle cécité, une incapacité chronique à se mettre à l’abri avant l’heure, un match tout en contrôle, avec quelques trous d’air, et au final, une explosion salvatrice au coup de sifflet final. Si accrocher le podium était inespéré en début de saison, si le faire est un quasi-exploit vu le changement de cap du mois d’août, monter sur le strapontin au nez et à la barbe du vil ennemi olympien a une saveur très particulière qui va nous rester en bouche tout l’été.

Les hommes du match :

Bernardo Silva : La place sur le podium, c’est à notre mousquetaire munegu que nous la devons. Buteur, passeur, maestro, il aura tout fait pour propulser et maintenir le cheptel sur la troisième place du championnat. Indispensable lors des matchs précédents, il a de nouveau été prépondérant à Lorient. Car le but de Carrasco, c’est aussi un peu le sien, tant son ouverture lumineuse fait une très grand part du boulot. Il avait juste avant déjà ouvert le bal d’un tir puissant au premier poteau, et n’aura de cesse de mettre le feu sur son côté. 15 millions, c’est cadeau pour ce joyau !

Léonardo Jardim : Il a souffert de la comparaison avec Ranieri, il a souffert du départ de James et de Falcao, il a souffert d’un recrutement proche de rien du tout, il a souffert d’un changement de culture ne collant pas à sa vision du foot, il a souffert d’une presse franchouillarde à l’extrême… Bref, il a trainé plus que quiconque sa part de boulets, il n’a rien dit, il a bossé son français et son équipe, il a cultivé ses jeunes pousses comme tant de petits bonsaïs précieux, et au final, quart de finaliste d’une ligue des champions où il devait être ridicule, troisième et meilleure défense d’un championnat où il devait galérer, sa joie dans les vestiaires lorientais est plus que légitime. Merci monsieur Jardim !

Yannick Ferreira-Carrasco : Plus que tous les joueurs réunis, sa rencontre est à l’image de sa saison : difficile à juger. Ses partisans diront que, comme à Arsenal, son but nous envoie au septième ciel, et ils auront raison. Ses détracteurs diront par contre que, hormis son but, il a encore été le premier récupérateur de l’équipe adverse, perdant ballon sur ballon, n’apportant rien, ou pas grand-chose, durant 90 minutes. Et ils n’auront pas tort. Car c’est là tout le paradoxe du Belge, s’il est si exaspérant, c’est qu’on est tous conscients qu’il peut toucher du doigt le sublime.

Le chiffre qui veut tout et rien dire :

16 : C’est en nombre de points le différentiel avec l’OM entre fin janvier et fin mai. +16 pour le cheptel donc, qui comptait 14 points de retard sur l’OM au cœur de l’hiver, et qui en fin de saison, a su garder ses deux broquilles d’avance pour réver d’une nouvelle année européenne.

Le match, vu par le nain de jardim :

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • Comme prévu, les Bastiais ont mis dix minutes pour écarter les fesses. Il ne faudra donc compter que sur nous-mêmes.
  • Carrasco qui ouvre le score, propulsant à nouveau le cheptel sur le podium. Après les 3 mois qu’il vient de nous servir, nous somme tous d’accord : Yannick Carrasco est LA définition de l’amour vache… (@petitphilippe)
  • Bah voilà… C’est juste qu’on connaissait pas la nouvelle règle. En fait, il faut trois mains pour valider un penalty… (@R_One47)
  • Occasions gâchées, penalty raté, un hors-jeu inexistant… Tu le sens le but débile du frère Ayew à la 87e sur un cadeau de Chapron ?
  • Monaco va faire les préliminaires… Comme dit Jardim : plus c’est long, plus c’est bon !
  • J’espère qu’ils ont prévu les feux d’artifice à Marseille… L’Europa League ça se fête ! (@fantinof)
  • Putain le match symbole ! Un but de merde, un arbitre de merde, une tension de merde, et au final, la délivrance !

Les titres auxquels vous avez échappé :

  • La ligue des champions, en passant par Lorient express
  • Un pour tous, tous au tour préliminaire !