Le tireur isolé – A qui perd perd ?

Les « tireurs isolés » sont une bande de frappadingues complotistes qui savent chercher la vérité qui se cache sous la vérité, surtout quand elle est ailleurs. Enfermés depuis Jérôme de Bontin dans une sombre cave malodorante, nous les avons libérés il y a peu de temps. Et du coup, ils viennent éclairer notre lanterne en nous montrant que la seule théorie valable, c’est celle du complot…

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Ils ont gagné !
Les sept « nains » de la ligue de foot professionnelle ont gagné !
Enfin, c’est ce que raconte le fameux « rapporteur » du Conseil d’État, dont l’analyse fait état de différents points donnant raison à l’action en justice des présidents de l’OM, Caen, Bordeaux, PSG, Lille, Lorient et Montpellier, qui estimaient que les 50 millions extorqués à l’ASM lors des négociations n’étaient pas suffisants. Évidemment, ces 7 courageux ont fait cela au nom de la fameuse « équité sportive », celle qui tient chaud l’hiver quand on est perdu au fin fond du ventre mou du plus dégueulasse Championnat d’Europe.
Ils ont gagné, certes, car le rapporteur est allé dire à la maitresse que la LFP à moustache était hors-la-loi quand elle a signé cet accord. Chouette pour eux, l’accord est caduc. Ils vont pouvoir se lancer à nouveau dans une bataille d’hypocrites et d’avocats afin d’extorquer encore plus d’argent à l’AS Monaco et à son propriétaire russe pour les faire jouer dans cette ligue qui ne fait rêver personne.
Sauf que… sauf que ce n’est pas si simple en fait.
Parce que le vilain rapporteur ne s’est pas borné à balancer à la maitresse le nom de celui qui avait triché en pompant allègrement les réponses d’algèbre sur son copain étranger. Il a aussi marqué sur un post-it le pourquoi du comment, à savoir que l’accord est caduc parce que le règlement qui a provoqué cet accord n’est pas légal. Vous vous souvenez, le fameux changement de règle qui stipulait que pour jouer en Ligue 1, il fallait que le club ait un siège social sur France ?
Voilà, c’est celui-là le nodocéphale du problème.
Cela dit, à court terme, une fois que le conseil de classe aura entériné le mouchardage du rapporteur, c’est tout bénef pour le cheptel. Vadim Vassiliev récupère comptablement les 50 millions d’Euros sensé partir dans les poches de la Ligue à Moustache, et du coup, ce « produit exceptionnel » va faire l’effet d’un méga tube de vaseline, permettant de faire passer sans encombre le dossier monégasque devant le Fair-play financier.
À moyen, voire long terme, par contre, on ne sait pas trop. Selon les points de vue, on est en présence soit d’une bombe à retardement, soit d’un pet foireux. Certes, le racket de la ligue avait fait mal à de nombreux fondements à travers la Principauté, mais il avait le mérite d’éteindre définitivement la grogne de tout le monde. Grosso modo, l’accord rompu, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres !
Car malheureusement, le petit rapporteur qui a rapporté les dires du rapporteur a perdu le post-it, si bien que c’est un peu le flou artistique autour de cette décision. Même nos confrères journalistes de tous bords sont perplexes. Une bonne chose, ou une mauvaise chose pour l’ASM ?
Certains parlent d’une excellente chose. Le code du commerce sur lequel s’appuie le rapporteur pour terminer la quadrature du cercle stipule que Monaco n’a aucune obligation légale d’avoir son siège social en France (principe européen de libre établissement et de libre circulation), et que donc la LFP n’a rien à lui imposer. Les sept nains ont tout perdu, et alors qu’ils pouvaient toucher une partie des 50 millions au départ, ils devront se contenter d’un porteclé Berbatov. Du coup, les sept nains, ils ont gagné, mais ils ont aussi tout perdu ?
Sauf que l’affaire n’est pas claire, et d’autres médias expliquent que Monaco est désormais sous pression comme jamais. Car les sept nains vont ester en justice à nouveau (sous quel motif fallacieux, on cherche encore…) pour dénoncer le « manque d’équité de la situation monégasque » demandant ainsi de doubler, voire tripler l’amende monégasque. Et au pire, si ça ne marque pas, Labrune, en grand copain du Gros Tony, a suffisamment d’hommes de main sous le coude pour aller en personne extorquer les fonds nécessaires à la « survie de l’équité sportive ».

Cela dit, il est quand même l’heure de se réjouir quand on habite au pied du Rocher. Car avec le cout du divorce de Rybolovlev divisé par 6, nos sources contradictoires nous ont fait savoir que le magnat russe serait très enclin à fêter cela en se payant un petit extra sportif de très haut niveau.
Ces mêmes sources nous ont fait savoir que Cristiano se morfond à Madrid.

À bon entendeur…