Ciao Valère

Pour sûr, avec ce qui va suivre, nous n’allons pas nous faire des amis. Ayant déjà un peu senti le vent du boulet sur les réseaux sociaux, nous savons que dresser un portrait flatteur du « traitre qui s’est enfui chez ces connards de niçois » va être mal perçu de la part de ce Kop Munegu à fleur de peau, faute au mercato, faute à la chaleur surement aussi. Tout le monde espérait le voir faire toute sa carrière à Monaco… Malheureusement, le romantisme se heurte là encore, comme trop souvent, à la réalité du foot business…
Oui, mais pourquoi sommes-nous obligés de nous acharner sur un joueur qui a probablement plus le cœur rouge et blanc que l’ensemble de ses coéquipiers réunis ? Au nom de la passion ? Selon ce que nous avons lu, selon les explications de certains, les vrais passionnés ne pardonneront donc jamais à Valère d’avoir « fait la pute » pour rejoindre Nice au lieu de tous ces clubs qui soi-disant pouvaient le prendre (aucune rumeur mise à part Montpellier, dont les conditions ne satisfaisaient apparemment pas l’AS Monaco). La passion est donc l’excuse toute faite pour couler des étrons sur le tarin de ce joueur dont le nom était scandé par tout le Louis II lors des matchs à domicile de la saison écoulée. Et nous, les mousquetaires, nous ne sommes pas des passionnés, car nous pensons que le foot n’est qu’un vaste business, et Valère n’est qu’un fonctionnaire, un de ceux qui changent de service quand il sent que son chef n’est pas capable d’exploiter correctement ses compétences.
Soit, nous ne sommes pas des vrais, nous ne sommes pas des passionnés. Mais au moins nous, nous avons une mémoire, une raison et un cœur. Une mémoire pour ne pas oublier les 10 années qu’a données Valère Germain à l’AS Monaco. Une raison pour respecter le choix du joueur, qui a préféré partir pour pouvoir exercer son métier convenablement, au lieu de devoir subir les aléas d’un entraineur et d’un projet dont il est trop vieux, ou pas assez, pour en faire pleinement partie. Et un cœur aussi rouge et blanc que le sien pour lui souhaiter tout le meilleur, même si désormais il porte une étoffe dégueulasse qu’honorent des supporters dont la majorité a une mentalité des plus douteuses.
Alors ciao El Tigrou, on ne te remerciera jamais assez pour ces 10 années passées en rouge et blanc !

– LA VIGNETTE MOUSQUETAIRE –

DSC_0167

Nom : Valère Zermain

Surnoms : Valou, El Tigrou.

Bio rapido : 36 buts en presque 150 rencontres au pied du Rocher (dont plus d’un tiers en tant que simple remplaçant), 10 ans (soit un peu moins de la moitié de sa vie) en rouge et blanc, une hargne et un professionnalisme qui devrait en inspirer certain (jamais un mot plus haut que l’autre alors que son entraineur lui préfère des croques-lardons tels que Mattheus ou Alain Traoré). Second meilleur buteur, et meilleur passeur lors de la saison du titre en L2, capitaine au long court, en Ligue 2 comme en Ligue 1. Valère est de ces joueurs dont tous les entraineurs ont besoin, moyen partout, mais mauvais nulle part, qui ne lâche rien, et qui fait passer le collectif bien avant son égo.

Sa place sur le terrain
 : Sur le banc, bien à droite de l’entraineur, déjà prêt pour rentrer lors des 5 dernières minutes

Principale qualité : Un QI foot au-dessus de la moyenne. Il sent les coups, il les voit même avant tout le monde.

Principal défaut : Une technique moyenne, un physique moyen, une vitesse moyenne, un jeu moyen…

Son geste technique favori
 : La frappe molle au ras du poteau qui fait trémousser les filets, mais qui compte but quand même.

Le geste qu’il ne fera jamais
 : Prendre le ballon au milieu du terrain, dribbler trois défenseurs, et perdre le ballon bêtement en voulant dribbler le quatrième alors que son partenaire à droite était démarqué.

Ce qu’en pense la Taverne des mousquetaires :

Si on ne devait retenir qu’une action (enfin du coup, là c’est tous ses buts…) :

https://www.youtube.com/watch?v=D77B6nYbh8Q »>https://www.youtube.com/watch?v=7CpItZxjGvU

2 réflexions sur “Ciao Valère

Les commentaires sont fermés.