[Young Boys-Monaco] Les trucs de la rencontre

Difficile de faire plus mitigé comme partition, notamment sur le plan émotionnel. Et pourtant, on est habitué après une saison pleine de régime « Jardim », des première mi-temps insipides, des buts à la 70ème et des victoires en serrant le fondement jusqu’au bout. Le seul changement, c’est que Passalic est venu desserer notre sphincter assez rapidement, dans un match qui dans son scénario de buts, ressemble à s’y méprendre au déplacement à l’Emirate de février dernier…

Deux hommes, et un boudin :

++ : Jérémy Toulalan, évidemment. La pierre angulaire, le premier parpaing sur lequel repose toute la construction de Léo Jardim, c’est lui. Il est celui qui rassure, celui qui assure, celui qui comble les brèches et qui permet aux autres de briller. Malgré les coups de boutoirs adverses, il a tenu le cap, et alors que le navirre prenait l’eau, c’était le premier à écoper pour maintenir le cheptel à flots, avant que le mousse Kurzawa allume la première méche. Un exemple à suivre pour toute cette jeunesse prometeuse.

+ : Layvin Kurzawa, obligatoirement. D’un match insipide voire médiocre, comme le fut toute son année 2015 d’ailleurs, il a su en deux coups de boutoir se rappeller au bon souvenir de ceux qui l’avaient depuis longtemps enterré sous une casquette suédoise. Un sauvetage sur la ligne dans une action défensive de grande classe, suivit d’une reprise de volée que nombre d’attaquants de L1 auraient envoyé sur Tatooine ont permi au match de Layvin de prendre une autre ampleur. En espérant que cela le mettra à nouveau sur la pente ascendante…

– : Andréa Raggi, fatalement. On a longtemps hésité pour désigner le moins bon monégasque du lot. Dirar a tenu la corde tant ses approximations techniques et ses choix douteux ont plombé la partition offensive pourtant prometeuse du cheptel. Mais son investissement et son coté « bon petit soldat » nous ont obligé à prendre Raggi, qui malgré l’envie et la grinta dont il nous a accoutumé, était bien souvent à la rue, dépassé par la vitesse et la taille d’Hoarau, rarement bien placé, et peu inspiré au moment de relancer. Mais il va se reprendre, c’est sûr !

La rencontre, depuis le ras du gazon :

Le moment qui vous a sûrement échappé :

 

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • 9 gars sur 11 étaient des titulaires l’an dernier. Malgré tout ce qu’à pu dire la presse sur la transumance massive de notre effectif, cette stabilité nous va bien.
  • Résumé du match : ça combine bien jusqu’à ce que Dirar touche la balle…
  • L’équipe qui a débuté ce match n’a pas beaucoup changé depuis l’année dernière…donc sans surprise la physionomie du match non plus
  • Sur la frappe du japonais, la balle a fait chiiiiiiiiiiiiiiiiiin tok ! Ouf !
  • Ce fermage de bouche Kurzawa… un sauvetage monstrueux et un golazo derrière. Incroyable :))
  • Ça me ferait mal de supporter une équipe comme les suisses. 40 occasions un poteau. Un sauvetage sur la ligne et en prendre trois

Les titres que l’on a évités :

  • Monaco, une attaque en berne
  • Qui a peur de l’armée Suisse ?
  • On prend pas les mêmes, et on recommence