[Monaco – Young Boys] Les trucs de la rencontre

L’an dernier, les premières mi-temps étaient insipides, le spectacle était pauvre, on serrait même parfois les fesses plus que de coutume. Puis à la 70e, plus ou moins, un éclair et un but venaient illuminer la partition monégasque, et on serrait à nouveau les fesses jusqu’à la fin du match. Cette saison, en tout cas pour les deux rencontres officielles déjà disputées, rien ne change en première mi-temps. Voire même en début de seconde. Puis le cheptel se lâche, et quand vient la 70e, le boulot est déjà torché, l’adversaire a prit la pluie, la mer et les poissons, et les 20 dernières minutes sont une formalité plus que plaisante.
Enfin, ça c’est valable jusqu’à samedi prochain hein, parce qu’en L1, la mayonnaise est toujours forcément différent…

Deux hommes, et un boudin :

++ : Joao Moutinho, le maestro. Certes, en face, l’opposition était faible, et rapidement démobilisée. Mais diantre, quel match il nous a sorti ! Intenable pour ses adversaires, des yeux partout, une vista de folie, il a régalé ses partenaires et le public, et presque sans forcer. Et en plus nous gratifie d’une nouvelle passe décisive sur coup de pied arrêté, histoire de faire taire les pleureuses qui jugeaient très « faible » sa capacité à les tirer.

+ : Cavaleiro, le dynamiteur. Peu en vue en première mi-temps malgré une débauche d’énergie assez dantesque, tant offensive que dans le travail de replacement, c’est lui qui ouvre le score d’un but qu’il s’est offert tout seul, montrant en une action ce qu’il va apporter cette saison : de l’abnégation pour gratter un ballon déjà perdu pour nombre de ses coéquipiers, une capacité d’accélération sur un petit espace, un cassage de rein, et le sang froid pour mettre le ballon hors de porté du gardien.

– : Anthony Martial, un peu par défaut. Dans un match globalement maitrisé où certains joueurs n’ont pas eu à forcer leur talent (Carvalho, Fabinho, Toulalan), ce fut difficile de trancher pour le moins bon du lot. En ballotage avec Nabil Dirar (encore), Anthony Martial est sorti de notre chapeau, pour plusieurs raisons. La première, parce que malgré son but, et les efforts consentis, on sait pertinemment qu’il vaut largement mieux que le joueur conspué par une partie du public des Premières pour tenter désespérément à chaque prise de balle de rentrer dans les cages avec le ballon. Et puis parce son jeu dans l’axe dos au but est encore très perfectible, pour preuve, il a passé son temps le long de la ligne, à manger l’espace à Cavaleiro. Daghe Anthony, montre-leur tout ton art !

La rencontre, depuis le ras du gazon :

Le moment qui vous a sûrement échappé :

 

Les réflexions dont on ne vous épargnera pas :

  • Bon, Dirar est déjà dans le tempo, trois ballons, trois cagades…
  • Pasalic est partout. Derrière, devant, à la récup, au tir… Si bien qu’on a l’impression que Toulalan a encore plus de cheveux blancs que d’habitude.
  • Martial à gauche le long de la ligne, et Cavaleiro à gauche le long de la ligne. Si pour repiquer dans l’axe, ça laisse des espaces, pour réceptionner les centres, c’est plus compliqué.
  • Le Louis II, l’été, c’est quand même bien cool…
  • À noter que la nouvelle coqueluche des 1ères se nomme « Martial » : Qué béliné il frappe pas !
  • Si le plan se déroule sans accroc, on les poutre en seconde période.
  • Ça doit faire plus de 3 ans qu’on est pas stressé à 25 min de la fin de match
  • El Shaa pour Guido, qui remet à El Shaa, El Shaa… Raaaaaaaa ouiiiiiiiiiii !!!! (fin de la retransmission…)

Les titres que l’on a évités :

  • Un Cavaleiro qui surgit hors de la nuit
  • La Suisse ne partira pas en guerre
  • À qui le tour ?