Vadim, c’est fini…

Cher Vadim,
mais surtout, chers supporters monégasques, chers followers, chers membres de la TeamMousk

L’heure est grave.
En fait, non, mauvaise accroche.
L’heure n’est pas grave. La chose n’est pas si importante en fin de compte.
J’aurais pu poster cela dès hier, mais vu le match catastrophique du cheptel, tout le monde aurait pensé à une réaction épidermique, voire à un mauvais poisson d’avril…
Mais tel n’est pas le cas.
Cette décision, je la réfléchis depuis plus d’un semestre désormais, et il apparait inéluctable que franchir la porte ne me procurera que soulagement et ravissement. Qu’importe si Love avait marqué son penalty ou pas. Qu’importe si Suba s’était pour une fois imposé dans ses six mètres. Qu’importe si Jardim n’avait pas pondu une nouvelle compo dégueulasse.
Qu’importe…
N’empêche, il est désormais temps de nous quitter.

C’est la seconde fois que j’écris une notice nécrologique pour les mousquetaires.
Enfin, ce n’est pas vraiment des adieux, mais je doute quand même fortement de rencontrer à nouveau un petit génie pour lancer une énième résurrection intempestive de mon site de câpres et de pets. L’étincelle qui exhortait notre rapière s’est éteinte il y a bien longtemps, et la seule décision intelligente consiste désormais à débrancher le respirateur artificiel.
Difficile de résumer en peu de mot les sentiments qui m’animent actuellement. Les mousquetaires, au départ, c’était de l’amusement, du fun, tant pour nos lecteurs que pour les auteurs. On le faisait avant tout parce qu’on prenait notre pied. Les travers du cheptel, les errances des dirigeants, les victoires épiques et les défaites honteuses, des équipes inopinées, et les tactiques abracadabrantesques, tout cela était du pain béni pour notre imagination et notre créativité. Le foot était un jeu, et l’ASM FC, un passionnant divertissement.

Malheureusement, l’amusement n’est plus, les travers ont disparu, les errances ont été gommées, nos joueurs ne sont plus que des chargés de com’, tout est devenu lisse, très lisse, trop lisse… Et le supporter n’est plus considéré que pour sa tirelire.
Désormais, il n’y a plus rien, même quand Suba est nul, quand Love traîne son ivresse sur tout le front de l’attaque, quand Jardim aligne Bouba dans l’entrejeu… Tout cela n’est plus que platitudes et trou d’air à inspiration.
Les ambitions de la direction façon Arsenal de Wenger, à savoir « finir européen chaque année » ne souffrent d’aucune montée d’adrénaline consécutive à un parcours épique en coupe. Gagner des titres, c’est uniquement bon pour les supporters. Désormais, il faut avant tout équilibrer la balance budgétaire.
Et sans adrénaline, difficile de rester suffisamment passionné et énergisé. Sans inspiration, ni motivation, sans souffle, ni matière première, que reste-il donc aux mousquetaires ? Plus grand chose…

D’ou cette décision des plus logiques. Chercher des idées, faire un article, rédiger une analyse directement après la rencontre… Tout cela n’est plus pour moi que perte de temps, denrée déjà fort rare qui va être réutilisée sur des projets nettement plus passionnants qu’un club devenu aussi intéressant qu’une machine à barbe à papa.

La page Facebook et le compte twitter resteront ouvert, pouvant, si le besoin se fait sentir, servir de relais en cas de billet coup de gueule, ou de commentaire dithyrambiques quant à l’évolution du cheptel.
Le site est désormais en jachère.
Rien n’est fermé donc. Mais plus rien ne sera actif.

Merci à tous qui êtes venus en nombre pour nous lire et nous soutenir.

Et Daghe Munegu !

Une réflexion sur “Vadim, c’est fini…

Les commentaires sont fermés.