[Rennes-Monaco] Cuite au cidre, et conséquences

Du jamais vu depuis 3 ans… Non, mais il faut le dire. Alors certes, depuis 3 ans, on est enfermé dans un cercueil noyé dans une cuve de formol à bouffer des vers, donc notre affirmation a autant de crédibilité que Dugarry quand il explique à un joueur de Ligue 1 comment réussir un contrôle. Mais quand bien même. C’est du jamais vu depuis 3 ans ! Même si, au final, le gout de la défaite que l’on traine au fond de la gorge à la sortie du Galette-saucisse Park ne diffère pas du breuvage fort peu gouleyant avec lequel on s’est mis des cuites à n’en plus finir les deux saisons précédentes.

Le live du match

Impressions, première pression à froid, en deux-deux.

  1. Une grosse première mi-temps, mais vraiment, avec une qualité de jeu rarement vue depuis un long moment. Alors certes, offensivement c’est assez stérile et le but monégasque vient d’une parfaite exécution de Ben Yedder, suite à une grosse bévue de la défense rennaise. Mais voir Fabregas contrôler l’équipe de la sorte, alternant le jeu, trouvant toujours la bonne passe, le bon décalage… Un régal ! Une seconde mi-temps nettement plus compliquée. Un premier quart d’heure sur le reculoir, avec des Rennais qui poussent et des monégasques qui procèdent par contre (la barre de Ben Yedder). Puis l’effondrement, deux grosses occasions rennaises, puis les deux buts. Dommage, et rageant.
  2. Le coaching de Kovac est clairement fautif. Alors que les Rennais faisaient entrer du sang neuf pour pousser encore plus fort, le coach monégasque faisait sortir les deux points d’ancrage de son équipe. Fabregas et Ben Yedder out, remplacés par on ne sait même plus qui (Henry ?), les passes n’arrivaient quasiment plus, et quand elles trouvaient preneur, personne n’avait la capacité technique pour tenir le ballon le temps que le bloc monte, et soulage la défense. Bilan, les déferlantes se sont multipliées, jusqu’à ce que la digue craque… Mais surtout, Kovac a clairement sous-estimé les vieux démons monégasques. Une équipe qui tient jusqu’au bout sans prendre de but, diantre, quelle folie ! Et quand on voit l’air arrêt de Lecomte sur le second but rennais, on ne peut que replonger dans les heures les plus sombres de Danijel Subasic. Et encore, je ne vais même pas mentionner les passes de Sibidé en touche/6 m.

Les récompenses

  • Homme du match : pas bien compliqué, c’est évidemment Ben Yedder. Buteur providentiel, mais surtout capitaine exemplaire et indispensable dans la tenue du ballon. C’est simple, à partir du moment où il est sorti, on a plus eu la moindre occasion, et on a sombré.
  • Le poulet du match : certains vont s’acharner sur Lecomte, qui se troue sur le second but. Mais Kovac est nettement plus fautif. Son coaching a tout fait pour permettre aux Rennais de s’imposer. Ni plus ni moins.
  • L’action du match : la praline cacahuète de Ben Yedder sur le but monégasque. Ça fait plaisir de voir des joueurs ne pas se poser de question devant le but. Une ouverture = un caramel. Généralement, quand c’est cadrer, c’est au fond. Et avec notre capitaine, c’est souvent cadré.

La citation à retenir

Nous nous sommes créé deux occasions de plier la rencontre, mais nous n’y sommes pas parvenus. De son côté, Rennes a poussé et nous a fait reculer. Ce sont des petits détails qui ont fait basculer le match, mais je retiens aussi que nous avons montré beaucoup de courage et de très belles choses face à l’une des meilleures équipes de Ligue 1 qui va disputer la Ligue des Champions.

Analyse de la rencontre, by Niko Kovac.

Et la suite ?

Aucune idée. Le foot c’est au jour le jour. On vient déjà de faire le deuil de Vagner Love et de comprendre que Covid19 n’a aucun lien avec un des cyborgs de Dragon Ball, alors penser au prochain match, diable, que Dieu nous en préserve.

Et puis surtout, il va falloir décuver un peu avant…